Cuocere il mondo(2007)

conception et mouvement chorégraphique Raffaella Giordano
avec Aurélien Zouki‚ Elisabetta Sbiroli‚ Fabio Pagano‚
Raffaella Giordano‚ Olivier Maltinti‚ Paola Comis‚ Valentino Infuso

collaboration au projet Claudio Conti
lumière Bruno Goubert
design acoustique et composition sonore Lorenzo Brusci ⁄ timet
sons additionnels Davide Tidoni‚ Oliver Night‚ Andrea de Luca‚ Lucio Capace
assistant son Davide Tidoni
assistant lumière Alessia Massai
organisation générale Romana Walther
remerciements à Snejanka Mihaylova‚ Doriana Crema

coproduction sosta palmizi‚ Cortona – Théâtre Garonne‚ Tolosa – Théâtre les Bernardines‚ Marsiglia –
Festival delle colline torinesi‚ Torino – Teatro Comunale di Modena Fondazione‚ Modena

avec le soutien de Compagnie Ô Fantômes ⁄ Gérard Lorcy‚ Francia

La nouvelle création de Raffaella Giordano cherche dans la part obscure de chaque interprète un territoire à arpenter‚ une lumière à révéler. Sans vouloir en être une représentation‚ l’oeuvre pose sont regard‚ médite‚ enfonce ses racines dans la rencontre avec le tableaux de la cène de Leonardo de Vinci. La danse chez Raffaella Giordano n’est pas uniquement affaire de corps: pensée‚ coeur‚ esprit‚ émotions sont autant de sources d’où jaillit le mouvement‚ et autant d’ingrédients qui‚ combinés‚ traduits ou trahis par le plateau‚ font de la chorégraphie un fil délicat – et parfois périlleux – tendu entre soi et le monde. « Cuisiner le monde » dit le titre. Comme on dirait: le malaxer‚ l’apprêter‚ l’agrémenter. En collecter les beautés éparses et les hideurs masquées afin de lui donner forme‚ lui rendre saveur et couleur. Le rendre présentable. Une danse a nu‚ sans fard et sans filet‚ qui explose les cadres du spectacle à mesure qu’elle explore les frontières jamais assurées d’un destin commun entre les hommes‚ et dit la difficulté – et la nécessité – du vivre ensemble.

Stéphane Boîtel‚ Théâtre Garonne – Tolosa

La naissance d’une oeuvre est souvent un long cheminement.
J’ai vécu ce voyage avec pudeur‚ dans la conscience d’affronter des thèmes délicats et profonds. Dans la confiance de parler de quelque chose de très proche et intimement connecté.

La parole simple jaillie mystérieusement d’une complexité naturelle‚ c’est dans l’ordre vital des choses‚ des êtres‚ du cosmos.
J’ai voulu préserver cette simplicité et me rappeler que le geste et nous sommes un miracle d’essence.

Rencontrer la dynamique de l’événement du tableau de Léonard… La dernière cène a demandé du silence et beaucoup d’espace pour laisser que l’enlacement de nos coeurs dévoile les traces à suivre et le sentier à soutenir.
Quelle table‚ quel doute‚ quelle foi‚ quel vide‚ quelle résurrection‚ quelle peur‚ quelle nourriture‚ qu’est-ce que trahir.

Je n’ai pu que regarder dans nos ré-volutions pour ne pas parler de choses construites à priori‚ et traverser dans nos corps nos réelles résistances à soi‚ à l’autre.
On a vécu dans notre expérience la sensation que la dynamique du tableau était en jeu à chaque instant‚ dans nos mouvements : un vide comme l’éclat d’une présence‚ un doute comme une suspension pleine de réponses‚ une main tendue‚ un pas en avant comme une renaissance.

J’ai toujours entendu le corps comme le lieu concret du mystère. Je crois dans son pouvoir de relier et de rencontrer parmi son expérience terrestre‚ les forces humaines et transcendantales.

Le corps est le fruit d’une pleine relation entre un dedans et un dehors qui permet de porter à la lumière notre réponse à la vie. Une solitude qui se constitue seulement à travers cette réciprocité ininterrompue.Tout cela ne s’arrêtera pas dans le temps où on jouera avec et à travers les yeux du public‚ la présence d’un ensemble plus vaste d’êtres humains sera une force qui rendra plus intense ce procès vivant.

Raffaella Giordano

<b>Cuocere il mondo</b> Théâtre des Bernardines - Marseille<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Comunale - Modena<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Théâtre des Bernardines - Marseille<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Théâtre des Bernardines - Marseille<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Festival delle Colline Torinesi - Torino<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Festival delle Colline Torinesi - Torino<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Festival delle Colline Torinesi - Torino<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Festival delle Colline Torinesi - Torino<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Metastasio - Prato (FI)<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Metastasio - Prato (FI)<em>photo Andrea Macchia</em> Raffaella Giordano - Cuocere il mondo <b>Cuocere il mondo</b> Festival delle Colline Torinesi - Torino<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Metastasio - Prato (FI)<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Metastasio - Prato (FI)<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Metastasio - Prato (FI)<em>photo Andrea Macchia</em> <b>Cuocere il mondo</b> Teatro Comunale - Modena<em>photo Andrea Macchia</em>