Balocco1992

chorégraphie et interprétation Giorgio Rossi

costumes Giorgio Rossi
lumières Mara Cugusi
musiques Maurice Ravel‚ Antonio de Curtis‚ Milva‚ Preizner
textes de Giuseppe Ungaretti‚ Isadora Duncan

un remerciement particulier à Danio Manfredini‚ Lorenzo Cherubini‚ Graziano Migliacci‚ Roberta Vacchetta‚ Beatrice Giannini
produit et distribué par sosta palmizi

Si loin dans la mémoire que je n’étais pas encore né. Odeurs‚ bruits et saveurs d’autrefois‚ peut–être simplement dans l’imaginaire. Ce que l’on verra‚ au fond‚ était déjà là. La nécessité de se manifester‚ en tant que véhicule de la mémoire qui ne peut agir‚ est la condition initiale de cette pièce.

Sujet et images pour ce spectacle:

un tableau de E. Munch réalisé quatre ans avant sa mort‚ intitulé: ”Autoportrait entre l’horloge et le lit”.
extraits du livre chorégraphique de Barthes ”Fragments d’un discours amoureux”.
la musique de M. Ravel et la chanson ”Balocchi e profumi” interprétée par Milva.
la voix de Totò‚ la marionnette la plus parfaite d’Italie.
le célèbre livre de Von Kleist ”Sur le théâtre de Marionnettes”‚ ”. . . chaque mouvement – disait–il – a un centre de gravité‚ il suffit de maîtriser ce centre‚ à l’intérieur de la figure‚ et les membres qui ne sont autres que des pendules suivent sans autre secours‚ d’une manière absolument pas mécanique mais naturelle”.
les textes d’Isadora Duncan.
les poésies d’Ungaretti et de Michaux qui passent si profondément en superficie qu’elles gardent en vie la passion pour ce genre littéraire si proche de l’univers de la danse

Rosa e azzurro

Ho atteso che vi alzaste‚
Colori dell’amore‚
E ora svelate un’infanzia di cielo.

Porge la rosa più bella sognata

Giuseppe Ungaretti (1928)

Senza più peso

Per un Iddio che rida come un bimbo‚
Tanti gridi di passeri‚
Tante danze nei rami‚

Un’anima si fa senza più peso‚
I prati hanno una tale tenerezza‚
Tale pudore negli occhi rivive‚
Le mani come foglie
S’incantano nell’aria…

Chi teme più‚ chi giudica?

Giuseppe Ungaretti (1934)