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la notte trasfigurata–il canto della colomba–A.Schoenberg

la notte trasfigurata
il canto della colomba(1997⁄98)
La Nuit Transfigurée – Le Chant de la Colombe

Musique d’A. Schönberg
Die Verkl)ä rte Nacht op.n. 4 (1899)‚ Das Lied der Waldtaube (Gurrelieder‚ 1901)


Chorégraphie Raffaella Giordano

Danseuses: Quartet Raffaella Giordano‚ Cinzia De Lorenzi ⁄ Aline Nari‚ Bianca Papafava‚ Anja Röttgerkamp

solo Raffaella Giordano


Lumières Vincent Longuemare

Costumes Beatrice Giannini

Régie lumières Simone Masserini

Régie son Marco Cassini⁄ Nevio Cavina

Coproduction associazione sosta palmizi et Teatro Kismet Opera


Au début le travail consiste toutjours à préparer un terrain vierge et fertile‚ l’espace est ”vide” et en attente silencieuse‚ à l’écoute pour accueillir le corps‚ agissant‚ d’abord rationnellement aveugle mais déjà profondément gravé‚ emprunt de vie et de mémoire.
C’est naturel pour moi de laisser place au non–savoir et de rester éloignée des points de repère clairs‚ interférer le moin possible avec la volonté de dir‚ en vertu du fait que l’action et l’événement anticipent notre intention et sont porteurs d’un sens encore a comprendre. Ce n’est pas une règle‚ mais un procédé sensible de variations et sujet à des interférences qui vont s’insére dans l’espace complexe et inquiet de la creation.
C’est le chaos‚ que j’accepte‚ auquel je laisse l’espace et le temps pour se manifester‚ auquel je m’adresse avec une pleine attention‚ où tout est tendu à percevoir ce qui est caché‚ ce qui veut étre dit‚ jusqu’à ce que de ce désordre apparent‚ par une étrange alchimie‚ ou par sa propre nature lorsque conduite avec une faculté intuitive‚ lentement se crée un ordre et se dévoilent les parcours déjà inscrits dans celui–ci‚ les sillons se font plus clairs et dans leur devenir les actions composent par associations pas toujours rationellement explicables⁄tangibles‚ mais dans le meilleur des cas vives de tension propre et suivables en attention.

(...) Cette nouvelle création nait sous un lumier différente et commence avec un choix précis‚ une présence musicale ”fixe”‚ ineluctable‚ une mesure à prendre en compte‚ un premier sillon à travers lequel créer la première relation: deux morceaux de Schöenberg. Musique en perpétuel devenir où le romanticisme se brise‚ empreinté des premières infiltrations atonales.

(...) Le geste‚ l’articulation du signe dans l’espace bien que fondements et fondamentaux dans les écritures précédentes laissé plus de place au ”non–dit”.

(...) Actuellement‚ l’attention et le point de vue du travail se déplacent‚ ne reniant pas celles précédentes‚ mais cherchant cette fois à rendre plus proches‚ à fondre en un seul visage la raison et l’intuition‚ la géométrie et la poésie.

Raffaella Giordano